Arles, le feuilleton de l’été – Les natures mortes de Guido Macafico
Bonsoir à toutes et à tous.
« La flemme est puissante ! », c’est ce que nous dit souvent mon beau-fils de 14 ans pour faire mine de reculer devant une saine et bienvenue participation aux travaux de la communauté … Et … je dois bien reconnaître … qu’il n’a pas tord, tellement je me sens ensablée, là tout de suite, pour me traîner devant mon clavier vous taper ce petit billet photo, en ce beau dimanche paresseux du mois de juillet.
D’autant plus, que vu l’encéphalogramme plat de la blogo ces derniers jours, je crains fort que ce billet reste plus un monologue qu’autre chose, et qu’il ne finisse avec zéro commentaire ! Rhaaa, c’est l’ingrate destinée du billet bloguesque du creux de l’été …
Bon, allez, maintenant que je suis devant le clavier, j’y vais.
Vous n’êtes probablement pas sans savoir que les Rencontres photographique d’Arles, que j’ai rapidement évoquées ici, ne durent pas qu’une seule semaine (contrairement à ce que le buzz médiatique pourrait laisser croire …), mais durent tout l’été. Ce qui permet aux ceuses et ceux qui aiment le calme d’y aller plus tard dans l’été. En même temps, moi, j’aime bien le monde et le bordel, donc ça ne m’aurait pas dérangée d’y aller à la première semaine d’inauguration, mais avec le retour de New York, le boulot, cette année, ce n’était pas possible.
Pour prendre une revanche photographique bien méritée, je suis donc en train de m’organiser un petit week-end clapuleux à Arles, et je potasse à fond le programme des expositions. Ce faisant, j’ai croisé les très belles natures mortes de Giudo Mocafico, qui ont éveillé en moi le souvenir de ce billet que je vous avais fait, concernant les natures mortes et « vanités » d’Irving Penn.
On regarde Guido Mocafico ?
(c) Guido Mocafico
(c) Guido Mocafico
(c) Guido Mocafico
(c) Guido Mocafico
Comment ça, ce n’est pas de la photo ? Si, je vous assure !
L’ambition de ce photographe, comme il le dit lui-même, c’est d’imiter la peinture, avec cette idée « d’adapter un environnement matériel et stylistique pour faire une technique qui n’existe plus » en revisitant les classiques de la peinture flamande des 17ème et 18ème siècles. De fait, c’est assez spectaculaire.
Tout à la fois austère, poétique et exigeante, cette photographie me plait pour le lien très fort qu’elle créée entre les arts, et bien sûr entre la photographie et la peinture, donc les relations subtiles mais puissantes restent encore insuffisamment explorées à mon goût. De nombreux photographes ont été peintres avant de venir à la photographie (Cartier-Bresson, Lartigue, …), et des influences croisées se révèlent souvent. Comme ici d’ailleurs.
Si vous voulez en voir plus, son site internet est ici. Vous pourrez y découvrir d’autres aspects tout aussi intéressants de son goût pour l’hyperréalisme photographique.
Et en ce qui concerne l’exposition en cours à Arles, elle dure jusqu’au 14 septembre à l’Atelier de mécanique.
Et avant de retourner me plonger dans ma léthagie estivale, je vous souhaite une belle soirée de fin de week-end à toutes et à tous. Et un bien bon courage à ceux qui (comme moi …) bossent demain ;o)





euh… il y a un problème avec les photos: elles n’apparaissent pas.
@Angèle. Rhaaa, je crois que c’est le serveur de WordPress qui a un coup de chaud. Moi, je n’en ai que 2 sur 4 … Peut-être que ça ira mieux demain … Désolée en tous cas !
Si c’est le calme plat sur la blogo… sur WordPress aussi l’encéphalo est plat !! Moi non plus, je n’ai plus de photos sur mon blog… donc difficile de dire quoique ce soit sur des photos, quand on ne les voit pas
Ironie du sort !
Je reprendrais bien le « la flemme est puissante » pour moi depuis une semaine… Aller ! courage… je vais défricher chez moi et au moins répondre à tout ceux qui ont eu le courage de laisser un commentaire !! Toi y compris…
Faut que je réponde à ton email également…
Bonne soirée
@Marigaz. Oui, on sent bien les vacances. En même temps, c’est agréable de changer de rythme et de varier les plaisirs ! Courage, mais pas de rush pour moi, je comprends tout à fait, et je suis fort occupée de mon côté ;o)
Bonjour Catherine
Je m’étais promis de ne plus laisser de commentaires chez toi ,bien que je demeure assidus ( je n’aime pas les sens uniques)mais ton article m’y oblige.
Que beaucoup de peintres puissent devenir des photographes artistiques,cela n’est pas vraiment étonnant: le contraire le serait plus.
Il faut arrêter de se voiler la face : n’importe qui peut prendre des photos.
Cela arrange formidablement bien le milieu des galéristes de promouvoir un art qui peut se transmettre dans le milieu cadenassé du microcosme parisien artistique sans compétence particuliere.
Seulement à NY ou Berlin
on juge les gens sur leurs talents et leurs compétences pas parce que on est le fils à papa et qu’on sait rien faire d’autre.
(si une prise de vue potable.)
En plus une photo se vend en 5 ex pas un tableau.
Pleurnichons pas que Paris ne soit plus la capitale de la lumiere .
On est dans le népotisme, le blanchiement d’argent, le parrainnage.
Voila, je suis content d’avoir dit ce que j’ai sur le coeur depuis longtemps .
A savoir: une photo je la regarde 3 secondes car objectivement c’est rare qu’elle change ma lecture du monde , et cela malgré tes merveilleux articles.
@Gaetan. Voilà une bien belle prise de position sur le marché de la photo, et surtout ses évolutions récentes dans le contexte du développement du numérique, qui a provoqué un appel d’air assez impressionnant. Je ne connais pas suffisamment les autres domaines de l’art pour risquer un comparatif, mais c’est sûr qu’en photo, on voit de tout, le pire comme le meilleur. En revanche, pour ce qui me concerne, certaines photos ont changé ma vie, comme certains textes ou certaines oeuvres d’art. Question de sensibilité sans doute … On est pas tous pareils …
Pour le reste … que dire … Le temps est malheureusement une ressource finie, ce qui contraint à faire des choix … C’est une histoire vieille comme le monde !
Hello Catherine!
Eh oui, la blogo se met en vacances! il faut dire que l’été c’est pas trop une période pour bloguer même si l’envie et le plaisir y est toujours! plage, sieste, balades au bord de l’eau… ;o)
Sinon là c’est pas vraiment la photo que j’aime, même si l’idée y est!
Bon lundi, eh oui, moi aussi je bosse, sauf que l’aprèm, c’est plage!
Tu nous fais un reportage sur Paris Plage? ;o)
@M1. T’as raté la photo des Waterfalls de nuit, à la fin du billet de vendredi sur NY !!! Paris plage ?! Euh … bof … Je suis plutôt dans une inspiration fashion en ce moment. Bon ben, bonne plage alors …
Mais si, finalement il y a du monde sur la blogo! Quand au serveur de WordPress, nous sommes lundi, et ça ne marche toujours pas. Concernant Guido Mocafico, c’est spécial… Le concept est intéressant, la photo est techniquement parfaite. Je trouve courageux de faire ce genre de photos. Même si on sent que le type est une « pointure », le sujet fait penser à certaines couv. de roman de gare ou de puzzles qui finiront accrochés en tableaux chez certains dont nous tairons les noms… C’est très bien que son travail soit reconnu. Il y a là une grande exigence et une grande beauté.
@Isabelle. Grande exigence et grande beauté : c’est le cas. Et il ne fait pas que ça d’ailleurs, et ses autres séries permettent de mieux apprécier encore sa maîtrise technique.
J’avoue avoir une certaine attirance surtout quand il y a les jeux de lumière avec le cristal/verre. Je ne peux m’emp^cher de penser à Mr Ozu ds l’élégance du Hérisson, chapître 9 et 11, l’envie de retourner au Louvre et re-découvrir la peinture flamande ! Bon courage pour cette semaine …
@Sunny. T’as raison ! Si ça se trouve, c’est calme au Louvre en ce moment … Une fois que les touristes sont rentrés à leur hôtel. Cela dit, le lien que j’avais mis sur le billet d’Irving Penn permettait de voir un assez bel échantillon de vanités. Mais c’est toujours mieux en vrai ;o)
Bon alors moi j’ai toutes les photos, je blogue quand même parce que pas partie, je rappelle à toutes fins utiles que j’attends une photo de foulard/trench, flemme puissante ou pas et je note que ton billet ne reste pas sans commentaires ! J’apprécie les deux photos avec les fleurs, beaucoup, même, mais les autres… pas du tout !
Bonne semaine, Catherine et courage, la flemme peut être vaincue, foi de procrastinatrice !
@Frieda. Mon Dieu … Dire que j’ai oublié la photo foulard/trench ! Je vais me mettre au travail ASAP. T’inquiète pour la flemme, je maîtrise bien. J’ai ralenti mon rythme pour mieux finir les travaux du blog (revoir les photos et les liens suite au rapatriement et au changement d’adresse, un travail de fourmi … et mieux préparer la suite. Oui ! Des surprises à venir ! Foulard/trench, je me concentre …
Certes il y a un grand travail sur les photos, mais ne m’en veux pas Catherine le charme n’opère avec aucune de ces photographies.
je n’aime pas ce jeux de lumière, il y a des fleurs mais c’est trop sombre et triste pour mon humeur du lundi.
Bises!
@Ithaa. No souci … Il en faut pour tous les goûts ! Bon lundi quand même, gai et lumineux ;o)
Enfin les images
)
Et bien, je ne suis pas vraiment fan du thème.. mais je reconnais que le travail sur les vanités en photo est un sacré exercice … C’est impressionnant, car si je n’avais lu le texte avant (sans image), je me serais crue devant des peintures… Oui, impressionnant !
@Marigaz. Moi pareil … J’ai cru à les peinture, et c’est vrai qu’en terme de photo, ça ne suscite pas en moi une émotion intense. Mais l’exercice de style est impressionnant … Et ça, ça m’intéresse toujours !